Dans cet article, je vous présente l’aboutissement de quelques mois d’essais concernant le savon de rasage. Voici … l’OSS : l’Oliv Shaving Soap 😀

Ou comment j’ai dit adieu aux mousses à raser du commerce sans aucun, mais alors AUCUN regret.

Savon de rasage - blaireau

Prêt ? Allez, c’est parti pour une longue tartine. Mais pas de panique, il y a un menu pour se déplacer rapidement dans l’article.


Préambule et mise en garde

Cet article et cette recette ne sont pas destinés à la personne qui débute dans le « fait maison ». Non pas que ce soit compliqué, mais il faut néanmoins connaitre les bases et avoir un peu d’expérience derrière soi. Il y a quelques ingrédients « folkloriques » et/ou dangereux qui demandent à être apprivoisés, donc si c’est votre première fois, je vous déconseille très fortement de commencer par ce savon de rasage.

Dans le même ordre d’idée, ce que j’expose ici ne reflète que mon expérience personnelle, et est donc à prendre comme tel. Lisez cet article avec un oeil critique et ne prenez pas tout au pied de la lettre, vérifiez et revérifiez les quantités que je propose, c’est la meilleure garantie de réussite si vous vous embarquez dans l’aventure du savon de rasage 🙂

Pour terminer ces mises en garde, je vous informe ne pas être un professionnel. Seulement un amateur qui a pris le temps de se documenter sur le sujet, afin de minimiser les risques et ne pas raconter trop de bêtises. Néanmoins, s’il en subsiste, je décline toute responsabilité quant à l’usage qui pourrait être fait de cet article.

Pour résumer : je partage et je n’en retire aucun bénéfice autre qu’une certaine satisfaction à partager, donc soyez indulgents. Prenez vos responsabilités et assumez-les si vous vous prenez les pieds dans le tapis par inattention ou manque de précautions.

Pour dédramatiser : il ne faut pas non plus 10 ans de pratique pour réussir ce savon, je sens l’espoir renaître en vous 😉


Postulat de départ

Les mousses à raser du commerce sont chères, bourrées de produits chimiques, polluantes, testées sur les animaux et s’usent rapidement. C’est un bilan un peu trop négatif, non ?

J’ai eu envie de voir si la saponification à froid pouvait proposer une alternative à cela.
Après tout, nos grands pères se rasaient bien avec un blaireau et un savon de rasage. Et il semblerait que ces derniers refleurissent timidement dans certains commerces tendances !

A propos, les savons de rasage du commerce ressemblent fortement aux savons … de lavage. A la fragrance près. Huile de palme, huile de palmiste sont les ingrédients principaux. Rien de très intéressant, d’autant plus que j’essaie de me passer d’huile de palme dès que c’est possible.

Bref, je me suis aidé d’internet, des forums, mais je suis parti d’une feuille blanche. J’aurais pu m’inspirer de bons savons de rasage existants (par exemple), mais j’avais envie de réinventer l’eau chaude 🙂


Cahier des charges

La première étape fut de dresser le cahier des charges d’un bon savon de rasage :

 

Pas de palme, pas d’animaux

Faut pas pousser ! Il n’y a pas de palme éthique, et les animaux sont mes amis : pas de gras autre que végétaux dans cette recette. Dans le même principe, le blaireau sera synthétique 😉

De la mousse

Un savon de rasage sans mousse … c’est juste inconcevable.

L’huile vierge de coco est toute indiquée pour en obtenir suffisamment. Seul inconvénient, a un fort pourcentage, elle apporte trop de détergence. J’en parlerai plus tard.

L’huile de ricin apporte également de la mousse, un peu moins que le coco mais avec un pouvoir nettoyant moindre également.

De la mousse mais … persistante, très persistante !

Bien plus qu’une mousse abondante, c’est sa persistance qui va importer. Si la mousse est abondante mais qu’elle ne dure que quinze secondes, l’intérêt est nul.

Par contre, si la mousse est faiblement abondante mais qu’elle est crémeuse et dure plusieurs minutes, là c’est bon !

L’idéal serait une mousse abondante ET persistante, mais comme tout est question de compromis dans le dosage des ingrédients, ce but n’est pas forcément atteignable. Tout au moins : je n’ai pas essayé de l’atteindre car je pense que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

L’ingrédient magique pour une bonne persistance ? L’acide stéarique.

Un grand merci à Aurel Jazz de m’avoir mis sur la piste de cet acide. N’hésitez pas à découvrir son blog et ses magnifiques réalisations.

Il est naturellement présent à hauteur de 40% dans le beurre de karité : ce dernier gagne donc son ticket d’entrée dans la recette. Dans sa version brute, non raffinée, afin de bien profiter de ses insaponifiables.

Mais pour aller encore plus loin dans la persistance, j’ai décidé d’ajouter un fort pourcentage d’acide stéarique pur.

De la douceur

Afin de ne pas avoir la peau qui tire (trop) après rasage, il m’a semblé important que le savon ait un faible pouvoir détergent : pas évident avec tous les beurres qu’il contient.

Alors pour compenser cela, j’ai misé sur un ajout d’huile vierge d’avocat (au bon pouvoir nourrissant) et un très fort surgraissage (20%). Les insaponifiables du karité aident également dans cette tâche.

Trop de mousse se ferait au détriment de la douceur, voilà pourquoi je disais que le jeu n’en valait pas la chandelle à mes yeux. Tout est dans le bon compromis.

 De la glisse

Le rasoir doit facilement glisser sur la peau. Et si possible, il doit pouvoir repasser au même endroit sans que l’absence de mousse ne se fasse (trop) sentir.

L’argile blanche surfine améliore la glisse. De même que la glycérine, naturellement présente dans un savon saponifié. Mais afin d’accentuer ses apports, j’incorpore également un surplus de glycérine végétale dans la recette.

Quant au fort surgraissage, il apportera également sa pierre à l’édifice en laissant un léger film gras sur la peau. Ca, c’est pour le second passage du rasoir 😉

Une longue conservation

Un savon de rasage va s’user lentement, il doit donc pouvoir se conserver de nombreux mois, voire années. Exit donc les huiles sujettes au rancissement ou à l’oxydation.

Le fort surgraissage ne joue pas en faveur de sa conservation, alors j’ajoute un peu de vitamine E dans l’espoir de compenser.

Je tâtonne un peu dans ce domaine, car je n’ai pas le recul nécessaire pour dire combien de temps ce savon va pouvoir se conserver. Qui vivra verra ! Mais j’ai bon espoir 🙂

Au final, l’indice d’iode est à … 31 😀

Des propriétés additionnelles ciblées

N’en déplaise aux industriels, un savon de rasage n’est pas un savon de lavage : il m’a semblé judicieux de jouer cette carte à fond en apportant quelques propriétés très ciblées.

  • En cas de coupure, les huiles essentielles de ciste et de géranium apportent leur propriété hémostatique.
  • Toujours en cas de coupure, les huiles essentielles de lavande et eucalyptus apportent leur propriété antibactérienne.
  • Et pour apporter la touche finale à une odeur voulue masculine, un petit peu d’huile essentielle de bay St Thomas.

Des ingrédients de qualité

Autant que faire se peut, j’essaie de travailler avec des produits les moins raffinés possible. Et si possible bio. Ainsi, tous les ingrédients sont bruts et/ou bio hormis l’huile essentielle de Ciste et l’acide stéarique.

C’est donc un peu raté pour l’acide stéarique qui n’est pas un produit existant à l’état naturel, mais extrait à partir d’huiles végétales. C’est un peu la clef de voûte de cette recette, d’où l’entorse (nécessaire) à mes principes.

Le gâteau sous la cerise a été lorsque j’ai découvert que l’acide stéarique en ma possession a été extrait de l’huile de palme. Pour une fois que j’achète sans regarder l’étiquette 🙁

C’est quand même dingue, l’huile de palme ne contient que 3% d’acide stéarique, le karité en contient 40% … et c’est à partir d’huile de palme qu’il est extrait. Rentabilité, quand tu nous tiens.

Bref, tout ça pour dire que cette recette est ce qu’elle est, en parti grâce au coté brut de ses ingrédients. Je ne sais pas ce qu’elle donnerait avec des produits plus trafiqués, euh … raffinés.

 

Voici donc pour le cahier des charges, et sa retranscription en terme d’ingrédients :

  • Acide stéarique : 30%
  • Huile vierge de coco : 30%
  • Beurre de karité brut : 25%
  • Huile vierge de ricin : 10%
  • Huile vierge d’avocat : 5% (il sera ajouté à la trace)

A la trace :

  • Argile blanche surfine : 7% du poids des huiles
  • Glycérine végétale : 6% du poids des huiles
  • L’huile vierge d’avocat sus-citée
  • Vitamine E
  • Huiles essentielles de Ciste, Géranium, Eucalyptus, Lavande et Bay St Thomas

Affinage de la recette

Une des complexités de cette composition, est que le point de fusion de l’acide stéarique se situe entre 55 et 65°.

Il est donc obligatoire de travailler du début à la fin au bain-marie. Et introduire la lessive de soude lorsque cette dernière est à peu près à la même température que les gras.

Si la lessive n’est pas assez chaude, elle va refroidir les gras et risquer de les faire figer avant que le mélange n’ait pu être bien homogénéisé.

 

Mais l’autre complexité, la vraie complexité de cette composition et de sa température de travail, c’est que la trace va arriver vite, extrêmement vite : elle est même flash !

A tel point que je l’ai raté une fois cette recette :  à peine la lessive de soude introduite, tout s’est figé, et il m’a été impossible de garantir un bon mélange. Poubelle 🙁

 

J’ai donc changé mon fusil d’épaule en remplaçant une grosse partie de la soude par de la potasse. C’est de nouveau Aurel Jazz qui m’a suggéré cette piste.

Il s’agirait presque de la lessive d’alcali typique d’un savon crème, à la nuance près que je n’ai pas augmenté la quantité d’eau. Ce sont les industriels des cosmétiques qui nous vendent l’eau à prix d’or, on ne va tomber dans ce piège entre nous, allons 😉

 

Vous ne savez pas où trouver de la potasse ? La mienne vient de chez Daniel Gol, elle est pure à 98%, alors qu’en général on la trouve à 90%. Alors certes, il y a moins cher, mais ce vendeur est sérieux, sa potasse de qualité : vous pouvez y aller les yeux fermés.

 

Ma lessive se décompose donc ainsi : 70% de potasse et 30% de soude.

Cela permet de la mélanger aux gras sans encombre. Mais cela n’affranchit pas de travailler avec une lessive chaude.

Les calculateurs permettant de simuler des savons crème étant rares, je donne également les quantités de soude et de potasse nécessaires.

Mais vous pouvez (devez !) tout vérifier sur ce calculateur.

Les valeurs que je donne ne sont valables que pour les ingrédients listés, dans les quantités précisées. Si vous changez un ingrédient ou une quantité, les quantités de soude et potasse nécessaires ne seront plus bonnes, et vous pouvez potentiellement vous retrouver avec un savon caustique, donc dangereux.


 Recette définitive

Voici la composition pour environ 840g de savon et un surgras de 20% :

  • Acide stéarique : 30%, soit 150g
  • Huile vierge de coco : 30%, soit 150g
  • Beurre de karité brut : 25%, 125g
  • Huile vierge de ricin : 10%, soit 50g
  • Huile vierge d’avocat : 5% (sera ajouté à la trace)
  • Lessive de soude et potasse
    • Soude caustique : 18.4g
    • Potasse caustique : 60.1g
    • Eau déminéralisée : 200g
  • A la trace :
    • Argile blanche surfine : 7% du poids des huiles, soit 35g
    • Glycérine végétale : 6% du poids des huiles, soit 30g
    • L’huile vierge d’avocat sus-citée, soit 25g
    • Vitamine E : 20 gouttes
    • Huiles essentielles
      • Ciste : 12 gouttes
      • Géranium : 12 gouttes
      • Eucalyptus : 18 gouttes
      • Lavande : 18 gouttes
      • Bay St Thomas : 12 gouttes

 


Mise en oeuvre

Afin de ne pas perdre de temps à la trace, je mélange tous les ajouts ensemble et je les mets de coté. En terme de quantité, c’est tout juste pour diluer l’argile. Cette dernière ne doit pas faire de grumeaux, le mélange doit être homogène.

Ensuite je fais fondre les gras ensemble (sauf avocat donc) au bain-marie. Lorsqu’ils sont quasiment fondus, je prépare la lessive.

Elle se prépare comme une lessive de soude classique.

 

Quand cette dernière est à la même température que les gras fondus, je l’ajoute. En gros, il ne faut pas laisser refroidir la lessive très longtemps vu comment les gras sont chauds.

Ca va tracer instantanément, des grumeaux vont apparaître dans le mélange.

Mais grâce à la potasse, il est possible de continuer à remuer et rapidement, le mélange va redevenir homogène. Pâteux mais homogène.

Après quelques minutes de remuage intensif, j’incorpore en deux ou trois fois les ajouts « tout-en-un ».

 

Après quelques minutes de touillage, il est temps de mettre en moule.


Mise en moule

Ce savon contient trop de potasse pour durcir vraiment, il conservera après la cure un aspect pâteux et mou qui ne le destine pas à être utilisé démoulé. Il est préférable de lui dédier un moule.

Je pense que la meilleure matière pour le moule est un verre assez épais. C’est le seul matériau qui résistera à la chaleur de la saponification, et qui ne risque pas de s’altérer au cours de la vie du savon.

Pour ces raisons, je déconseille le plastique, le bois brut, peint ou vernis. Pourquoi pas une céramique émaillée éventuellement.

Pour ma part, j’ai pris des coupes de glace de chez Maisons du Monde. J’ai vu les mêmes chez Metro.

La quantité de savon de la recette permet de remplir ces deux coupes.

Savon de rasage - coupes

Le mélange est trop dense pour obtenir un aspect lisse et compact, il faut donc veiller à bien tasser afin de chasser un maximum d’air emprisonné.

J’ai procédé ainsi, en tassant après chaque cuillerée de savon introduite dans le moule.

Petit zoom sur la texture du savon :

Savon de rasage - texture
Une fois le moule rempli, je le recouvre de cellophane afin d’isoler le savon de l’air ambiant et éviter la formation de cendre de soude.

Afin de favoriser la phase de gel, j’emmitoufle les moules dans une serviette et je place tout cela dans une glacière pendant 24 heures.

Il y a les partisans et les détracteurs de la phase de gel, je fais parti de la première catégorie, vous l’aurez deviné 😉


Patienter

Une journée plus tard, je retire le cellophane. Et il n’y a plus qu’à attendre que la cure se fasse, soit minimum 4 semaines. Qu’est-ce que c’est long quatre semaines quand on est impatient !

Une fois la cure terminée, le savon reste assez mou. Pour cette raison, j’insiste sur le fait qu’il sera mieux en moule 😉


Mon ressenti

Pour l’appliquer, le mieux est d’utiliser un blaireau. J’évite de trop mouiller ce dernier afin qu’il ne dépose pas d’eau sur le savon. Car dans son moule, l’eau se retrouverait piégée : bonjour le nid à bactéries !

 

Voici de petits aperçus. Là, c’est juste en frottant le blaireau sur le savon. La mousse semble assez éparse, mais c’est déjà bien suffisant pour se raser dans de bonnes conditions.

Savon de rasage - mousse

Et là, c’est en montant la mousse de manière plus traditionnelle, comme dans cette vidéo (mais sans mouiller le savon qui n’a pas besoin d’être ramolli vu qu’il l’est déjà suffisamment grâce à la potasse 😀 ).

Mousse montée au bol

Zoom mousse montée

Zoom mousse montée

A la différence de la vidéo, on voit bien que la mousse de mon savon s’apparente plus à de la crème. Je pense que ça tient à la formulation du savon, mais également au fait que mon blaireau est très vieux, de mauvaise qualité et usé. Il me tarde d’en acheter un nouveau afin de voir la différence de texture.

 

Un des secrets du rasage réside dans la bonne préparation de la barbe, il ne faut pas donc pas hésiter à étaler la mousse, revenir dessus, en remettre. Le savon et le passage du blaireau vont aider à assouplir et redresser les poils de barbe.
Une fois le savon bien étalé sur le visage, sa mousse va persister le temps nécessaire au rasage. Et ça c’est appréciable, comparé à mes premiers essais de savon de rasage qui n’avaient pas cette qualité.

La mousse que donne ce savon n’est pas exubérante comme on le voit sur les photos, ne vous attendez pas à trois bons centimètres de grosses bulles sur le visage ! Au contraire, elle reste fine et compacte, un peu grasse et glissante. Elle accroche à la peau, si bien qu’elle résiste une à deux secondes au rinçage.

 

Grâce à cette mousse-crème le rasoir glisse bien. A tel point qu’un second passage du rasoir est tout à fait possible sans devoir en ré-appliquer.

J’avais peur que ça picote en cas de coupure, mais ce n’est pas le cas : à ma grande surprise, les savons faisant souvent cet effet là.

 

Une fois le rasage terminé, ma peau tiraille moins qu’avant. Non pas qu’elle ait été hydratée par la mousse, c’est plutôt qu’elle n’a pas été asséchée par un savon trop détergent et manquant de douceur. Et j’aime à penser que la mousse dense et crémeuse aide à protéger la peau du feu du rasage.

De là à dire qu’il est possible de se passer d’après-rasage, je n’irai pas jusque là. Mais la différence de ressenti est quand même flagrante.

D’ailleurs, à propos d’après-rasage, n’hésitez pas à aller voir celui que j’utilise. Tout aussi naturel, qualitatif et économique 😉

Quant à l’odeur du savon, elle est dure à décrire. Mais je l’aime beaucoup : masculine sans l’être de façon exacerbée. Ni trop présente, ni trop éthérée. C’est un bon compromis, mais ça reste évidemment un avis très personnel.

 

Vous l’aurez compris, j’aime beaucoup ce savon. J’espère que vous le réaliserez et qu’il vous plaira également. Dans la négative, tout n’est pas perdu pour autant …


Améliorer la recette ?

S’il vous prend l’envie de l’améliorer, je pense que c’est largement possible. Enfin, par l’améliorer, j’entends « favoriser une caractéristique au détriment d’une autre ».

Si par exemple la mousse n’est pas assez abondante pour vous, il conviendrait d’augmenter la quantité de coco à 40% par exemple. Au détriment du ricin et/ou du beurre de karité, mais pas de l’acide stéarique. Dans ce cas, le savon perdrait en douceur et gagnerait en détergence.

Ou si la mousse n’est pas assez persistante pour vous (hum hum!), il faudrait augmenter l’acide stéarique à 40%. Au détriment, encore une fois des autres gras.

A vous de voir si le jeu en vaut la chandelle. Dans tous les cas, si les quantités sont modifiées, la soude et la potasse sont à recalculer obligatoirement.



EDIT du 19/11/2015 : mon savon de rasage vient de fêter ses 12 mois d’utilisation, l’occasion idéale de vous faire un petit retour d’expérience.

En résumé : il vieillit très bien !

Après 3-4 mois, la mousse/crème a commencé à bien se bonifier : plus duveteuse, plus consistante. C’est encore plus facile de la « monter » au blaireau.

Voici ce qu’elle donne maintenant.

13mois mousse

Après 12 mois, aucun rancissement, pas de tâche non plus, il est vraiment stable. En revanche, il a perdu une bonne partie de son odeur, ce n’est pas étonnant en soit, j’avais faiblement dosé les huiles essentielles.

Voici une photo de son usure après 12 mois d’utilisation.

13mois usure

Je me rase une fois tous les cinq jours environ, sans l’économiser. A ce rythme, il va durer 4 ou 5 ans si ce n’est plus ! Pour un rasage quotidien, ce pot d’environ 400 ml tiendra facilement une année.



Bonne tambouille, et n’hésitez pas à laisser vos impressions dans les commentaires.

Oliv’

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